
Ça fait quelques jours qu’avec Jules, les habitants nous parlent de Mouthe, la fameuse « Petite Sibérie française », où il a déjà fait jusqu’à -40 °C.
Alors aujourd’hui, on décide de faire une petite journée : environ 23 kilomètres.
On monte jusqu’à la crête du Mont d’Or, et là-haut, on déguste la salade de riz que Christelle nous avait préparée. Elle nous aura vraiment accompagnés même après le départ sa maison.
On continue ensuite jusqu’à la source du Doubs.
C’est assez fou de se retrouver là, à l’endroit où cette rivière commence, après avoir marché pendant plusieurs jours le long de ses gorges et de ses paysages.
Et c’est aussi dans ces gorges que nos chemins se sont croisés avec Jules.
Comme quoi, une rivière peut aussi être un fil rouge.
Arrivés à Mouthe, on recommence notre rituel.
Première maison : rien.
Deuxième : rien.
Troisième.
Quatrième.
On commence doucement à perdre espoir.
Puis on sonne à une porte.
Et derrière, Stéphane.
Il acquiesce presque immédiatement, avant même qu’on ait vraiment eu le temps de parler.
Il était justement sur le point de partir courir.
Alors avec Jules, on se pose un moment avant de le rejoindre plus tard dans la soirée.
Il nous montre même où sont cachées ses clés, au cas où il rentrerait après nous.
Et puis il y a un autre détail assez drôle.
Depuis quelques jours, avec Jules, on parle de parapente.
C’est un sport qui nous fait rêver tous les deux, qu’on aimerait vraiment essayer, peut-être même apprendre ensemble.
Et ce soir-là, on tombe sur Stéphane.
Un mec qui pratique le parapente depuis plus de vingt ans.
Encore une fois, on ne cherchait rien de particulier.
Et pourtant, quelque chose nous tombe dessus.
Demain, je vous raconterai la suite.