
Après un magnifique petit-déjeuner chez Thomas, je reprends la route en direction de Goumois, à la frontière suisse.
Aujourd’hui, pas de nouvelle personne pour m’héberger directement. Pourtant, une succession de rencontres m’a encore permis de trouver une solution.
Un habitant du village m’indique un camping. Le maire, qui ne peut pas m’accueillir chez lui parce que sa maison est déjà pleine, me propose finalement de dormir dans le refuge pour randonneurs du camping.
Et pendant que je fais ma lessive, je rencontre un Belge avec qui je partage un repas.
Encore une fois, personne ne m’a simplement « donné un logement ». Chacun a apporté quelque chose, et mis bout à bout, ces petits gestes me permettent d’avancer.
Demain, je rentre dans les gorges du Doubs.
Une longue portion isolée m’attend, avec peu de villages et beaucoup d’inconnues. Je ne sais pas encore comment je vais gérer l’eau, la nourriture ou le logement.
Il va falloir faire confiance.
Et continuer d’avancer.